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 ma chambre

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ninouchka

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MessageSujet: ma chambre   Mar 16 Juin 2009 - 15:55

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ninouchka

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MessageSujet: Re: ma chambre   Mer 17 Juin 2009 - 18:47

Ninou avait enfin fini de trier, ranger, nettoyer ... elle monta à l'étage et pénétra dans sa chambre.

Elle en aimait l'ambiance calme et elle se coucha sur son lit pour se reposer mais aussi pour laisser son esprit vagabonder ... c'était souvent comme ça que lui venaient ses meilleures idées ou qu'elle trouvait une solution à ses problèmes.





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ninouchka

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MessageSujet: Re: ma chambre   Ven 23 Oct 2009 - 14:37

Ninou avait terminé sa journée à la mairie un peu plus tôt ce vendredi.
C'était son dernier jour de mandat ... demain, elle en recommençait un autre, le 5ème ...

Demain aussi, c'était un grand jour pour ses amis Alienor et Islington, le plus beau de leur vie jusqu'à présent ... ils se mariaient ... et Ninou était le témoin de sa filleule qu'elle aimait tant ... Ali

Ninou avait proposé sa maison à Isly pour passer sa dernière nuit de célibataire ... il lui avait fait l'amitié d'accepter et Ninou allait, de son côté, passer la nuit avec Ali. Elle se réjouissait de cette nuit qu'elles allaient passer elles deux dans la maison d'Ali ... une nuit d'angoisses de dernières minute qui surgiraient, de rires incontrôlables, de complicité affectueuse, de confidences ... une nuit entre amies très proches tout simplement.

Ninou se mit en devoir de remplir un sac avec tout le nécessaire pour passer la nuit hors de chez elle sans oublier sa robe de cérémonie.





Elle la regarda encore une fois et se rappela, en souriant, le commentaire qu'un homme de goût lui avait fait ... "un coup à déserter" avait-il dit ... phrase magique pour redonner confiance en soi.

Puis elle quitta sa chambre, ferma soigneusement la porte et descendit l'escalier.


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MessageSujet: Re: ma chambre   Mar 3 Nov 2009 - 15:14

Ninou regardait par la fenêtre tout en achevant de se sécher les cheveux.

Il faisait froid mais beau. La nature était encore parée de ses couleurs automnales et semblait vouloir se mettre au diapason de cette journée de fête.

Ninou regarda sa robe et, l'espace d'un instant, elle pensa qu'elle aurait bien fait de prévoir quelque chose de plus chaud.






Puis elle vit que le soleil était encore bas sur l'horizon et elle se dit que certainement, tout à l'heure, il chaufferait davantage.

Pour la troisième fois elle allait être témoin au mariage d'une amie. Mais cette fois elle n'irait pas seule.

Elle se réjouissait de cette journée qui s'annonçait bien.

Il lui restait à s'habiller, se coiffer un peu différemment de l'ordinaire, se maquiller mais pas trop, se parfumer discrètement ... elle avait encore une eau de lilas qui pouvait se mettre sur les cheveux et la peau et qui serait parfaite pour l'occasion.


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ninouchka

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MessageSujet: Re: ma chambre   Ven 6 Mai 2011 - 20:15

Ninouchka ouvrit un oeil, le referma en constatant que le soleil arrivait droit dedans. Elle se retourna, ses pensées volant immédiatement vers son amoureux.

Bientôt cette chambre ne l'accueillerait plus ... ou alors uniquement dans des circonstances tout à fait exceptionnelles.

La journée n'allait pas tarder à commencer et elle risquait d'être fatigante.

Elle se leva, elle caressa, en passant, la petite nymphe de bois que Pépin avait sculptée pour elle. Elle s'endormait en la regardant et son premier regard le matin était pour elle.

Elle s'habilla rapidement, descendit prendre un copieux petit déjeûner puis remonta mettre de l'ordre dans ses armoires.

Il allait falloir faire de la place pour le futur maître de maison.

Jusque là, Ninou avait déposé ses robes sans trop regarder à l'espace occupé, mais c'était fini ça !

Elle les sortit les unes après les autres. Chacune faisait resurgir des souvenirs, des anecdotes, des joies mais aussi des chagrins.

Elle constata qu'elle avait bien emballé et rangé les robes des mariages de Ali et de Eli ... mais les autres c'était n'importe quoi !

D'entre les robes, un objet tomba sur le sol. Ninou se pencha, le ramassa et reconnut la petite gravure miniature qu'elle avait fait faire de son premier mariage.

Elle hésita à la jeter, mais elle se dit que le passé devait rester à sa place et qu'il n'y avait dès lors aucune raison de le renier. Elle rangea le petit cadre en souriant, certaine que de là où il était Pompom était heureux pour elle.



Puis elle prit la première robe, puis la suivante et encore la suivante ... elle les lissa de la main, les pendit soigneusement sur des cintres en bois de sa fabrication, faits pour que les robes ne glissent pas.

Il y avait eu la robe du mariage de Lyll et Aurae ... il y avait déjà si longtemps ! ...




... puis celle du mariage d'Eoliance et Remy ... elle était témoin d'Eol, Hugue était témoin de Remy ...




Il y avait celle du mariage de Clesa et Mimi ...





... la tenue qu'elle avait étrennée aux fêtes du printemps de l'année dernière ...




... celle du mariage de Keridil ...




... celle du bal masqué ... liée à des souvenirs si forts qu'ils en semblaient encore tout proches ...





... puis celle d'un bal costumé ...




... celle de la remise du collier qui marquait son entrée dans l'Ordre du Porc-Epic ... un honneur dont elle était fière ! ...




... puis aussi sa première robe de mariée qui avait subi des transformations ... elle avait même gardé son bouquet ...


... elle avait enterré son époux en portant cette robe mais Ju avait recoupé la traîne et réchauffé les épaules par une fine étole ...




... puis elle l'avait fait teindre et elle l'avait portée tout récemment au mariage de Philipaurus Mattei de Dénéré ...




Elle s'assit sur son lit, se laissa aller quelques instants à ses souvenirs. Puis, l'heure passant, elle descendit pour vérifier les derniers préparatifs.


Dernière édition par ninouchka le Mar 20 Oct 2015 - 0:08, édité 1 fois
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ninouchka

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MessageSujet: Re: ma chambre   Sam 7 Mai 2011 - 12:56

Tout était prêt ! Il ne lui restait plus qu'à se maquiller, se coiffer, s'habiller, mais en sortant de son bain, elle avait ressenti une extrême fatigue.

Elle entra dans sa chambre et décida de se reposer un peu avant de se préparer. Elle s'allongea sur son lit, les mains derrière la tête, les yeux au plafond. Elle suivait du regard les jeux de lumière provoqués par le soleil qui se cachait derrière les feuilles des arbres.

Elle se revit enfant, regardant les mêmes jeux de lumière et tout à coup sans qu'elle s'y attende le passé fut plus présent que le présent lui-même.


Elle était à nouveau Ninouchka Ivanovna Volgorouky. Elle était la fille unique d'un grand propriétaire terrien russe. Ici on aurait dit un noble, là-bas on disait un boïar. Ces hommes étaient souverains sur leurs terres bien que vassaux d'un prince. Ils étaient seuls maîtres et certains ne se privaient pas d'exercer jusqu'au droit de vie ou de mort.

Son père avait rencontré sa mère à Blois, alors qu'il avait été envoyé en France et en Europe par ses parents pour découvrir le monde et d'autres cultures. Il avait ramené dans ses bagages une lingère française.

Contrairement à ce qui se passait ici, la noblesse russe permettait aux hommes d'épouser des femmes issues de classes sociales moindres, mais le contraire n'était pas vrai. Une fille de bonne famille se devait de faire un mariage socialement égal au minimum.

Ninouchka naquit donc du mariage d'amour de Ivan Nicolaïevitch Volgorouky et de Françoise Maréchal, mais elle n'eut jamais ni frères ni soeurs.


Elle sentait qu'une boule de larmes se formait dans sa gorge à l'évocation de son père.

Son père, son modèle, son guide même dans la mort. Souvent elle se disait quand elle était dans le doute "que m'aurait-il dit" "comment aurait-il jugé mon acte" ... il était toujours bien là et elle voyait encore son regard sévère, parfois dur, glacial même qui poussait à se dépasser. Puis venait l'ébauche d'un sourire, la fierté de ses réussites et la gamine qu'elle était se sentait récompensée de ses efforts.

Puis un jour ... le bruit des chevaux lancés à toute allure, les hurlements, les premières flèches qui sifflent, ... ils sont là pour tuer, pour détruire, pour se servir. Ce sont des groupes de Mongols dissidents, qui échappent au contrôle de leur Khan, qui augmentent leur force en incluant dans leurs troupes des mercenaires de tout poil.

Ils mettent le feu, ils tuent, ils violent.

Ils pénètrent dans la maison, ils cherchent les femmes et surtout celle du maître. Mais la garde privée du maître veille et fait barrage. Les uns après les autres ils tombent au service d'Ivan et de Françoise. Ivan, le père de Nina, se bat avec eux pour protéger sa femme et sa fille

Leur combat au corps à corps permet à la mère de Ninouchka de s'enfuir avec sa fille, mais juste avant elles sont le témoin du drame ... Ivan est éventré sous leurs yeux par un Mongol.

Sa mère veut se précipiter sur son mari, mais des servantes et les gardes encore debout l'en empêchent. Elle doit penser à sa fille, elle ne peut plus rien pour son époux.

C'est la fuite éperdue avec ceux qui ont échappé au massacre. Ninouchka a douze ans. Dans les domestiques certains ont eu la présence d'esprit de sauver quelques objets, quelques documents, des bijoux ...


Ninou essuie ses joues, les larmes coulent sans bruit, sans qu'elle puisse les retenir. Malgré le temps qui passe, la souffrance reste aigüe quand elle repense à son passé.

La mort de son père avait été le début de toutes les souffrances. La ruine, puis l'obligation pour sa mère d'accepter l'aide matérielle des grands-parents moscovites de Ninouchka.

Aide qui se payait en remarques constantes sur le caractère de Ninou, sur son comportement jugé parfois peu digne d'une fille de noble. Quoique, il arrivait qu'elle voie une sorte d'admiration dans les yeux de son grand-père, mais jamais il ne l'aurait avoué et surtout pas devant son épouse, descendante d'une excellente famille.

Il faut dire qu'elle avait été élevée à la dure par son père. N'ayant pas de fils, il voulait faire d'elle le maître de leurs terres et dans ce but il la laissait fréquenter les métayers et leurs fils. Il voulait qu'elle apprenne le métier par la base, qu'elle sache comment étaient exploités leurs terres, leurs bois, leurs étangs.

Ces gamins lui avaient appris à se battre au bâton, à jurer, à siffler, à monter les chevaux à cru.

D'un autre côté elle avait été élevée dans le goût du raffinement, de l'élégance par sa mère qui voulait en faire une parfaite maîtresse de maison. Elle lui avait appris la gestion d'une "maison" comme elle disait. En disant cela, elle parlait aussi bien de la gestion du personnel, que de celle des armoires pleines de linge de maison ou des garde-manger. Elle lui avait appris à pratiquer les apparences de la soumission, la diplomatie, le maniement de la main de fer dans le gant de velours.

Sur le tout venaient se greffer les études. Un précepteur venait au domaine l'instruisant des mathématiques, des sciences, de la géographie, de l'histoire, de la littérature, mais aussi de langues étrangères. Le français, elle le parlait comme elle parlait le russe, sa mère ayant toujours usé de sa langue maternelle avac sa fille.

La petite fille qu'elle était ne s'y retrouvait pas toujours entre ces trois autorités parfois contradictoires ! La seule chose qu'elle avait comprise était qu'elle ne pourrait pas vivre comme elle voulait, ni se marier avec l'homme de son choix.

Son adolescence moscovite chez ses grands-parents paternels avait été une longue suite d'efforts pour entrer dans le moule prévu. Que de larmes dans les bras de sa mère derrière tout ça ! Que d'impuissance dans le regard de sa mère quand elle pleurait !

C'était ça ou la rue, la faim, le froid ... Alors Ninou s'inclinait et tentait de donner satisfaction jusqu'au jour où sa mère était morte lorsqu'elle avait atteint ses vingt ans.

Son grand-père avait alors jugé qu'il était urgent de la marier et il s'était mis en quête d'un parti digne de sa petite-fille et de sa famille.

Nina n'avait pas supporté cette idée et un matin elle avait quitté ce qui lui restait de famille pour devenir préceptrice chez un riche fourreur moscovite. Il voulait pour ses enfants une éducation "à la française" comme il disait.

Elle avait vécu chez lui comme en famille, bien traitée, gagnant correctement sa vie.
Mais les Mongols, toujours eux, ayant une fois de plus pillé la ville, il avait voulu mettre sa famille à l'abri à Vienne.

Il avait dit à Ninouchka, qu'il était obligé de se séparer d'elle ses enfants ayant grandi, mais qu'elle pouvait voyager avec eux jusqu'en Autriche. Il savait que son rêve était de voir le pays de sa mère.

Arrivés à Vienne, ils se séparèrent et Ninou fit l'apprentissage de la solitude, elle connut la peur, les nuits sans dormir, la faim.

Puis ce fut Blois ... La découverte de l'amitié, de la douceur de vivre, d'un monde où les hommes étaient moins cruels, la terre plus fertile, le ciel plus clément.


L'évocation de sa vie à Blois ramena la sérénité dans son coeur. Ses larmes cessèrent de couler, elle pensa à tous ceux qui l'avaient aidée à se reconstruire. Elle se leva, s'assura qu'elle n'avait pas les yeux rouges.

Elle alla se planter devant sa robe, la regarda longuement, pensant à ses amis qui étaient devenus sa famille, pensant à son amour avec lequel sans doute un jour, ils créeraient une famille.

Lentement elle prit la robe, l'enfila, s'assit devant son miroir, se coiffa, se maquilla légèrement, se parfuma.

Enfin, elle se dirigea vers le plus petit de ses coffres, l'ouvrit, contempla la parure de perles fines qui y dormait.

Une parure qui venait de la famille de son père, qui avait été portée par sa mère, un des rares objets qui lui restait de son passé. Elle prit délicatement le collier de perles au fermoir ciselé, le mit à son cou, se regarda ... tout était comme il fallait.



Elle sortit de la chambre, se retournant pour la regarder. Ce soir, elle ne dormirait plus ici. Ce soir elle serait mariée.
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